Valeria Limongi

Née en 1995 à Basilicata (Italie), vit et travaille à Milan (Italie).

Une torchère industrielle flambant seule dans un champ, une percée étincelante derrière une montagne, une eau presque évanescente. La lumière est une altérité brumeuse, une entité étrangère, lien entre secrets telluriques et profondeurs célestes. Les études de Valeria Limongi en astronomie transparaissent dans les images qu’elle compose, science-fictives, presque dystopiques. C'est entre chien et loup que l'on navigue, paysages étrangements familiers, verts violacés, distorsions d'échos oubliés.
Les paysages contemporains sont marqués irrévocablement par l'activité humaine ; monocultures intensives, déversement de métaux lourds dans l'eau, destruction des habitats… L'extractivisme grandissant impacte différemment chaque typologie géographique en fonction de ses spécificités géologiques, politiques, économiques et sociales. Ces marques humaines sont souvent invisibles pour notre regard qui s'habitue à ces changements imperceptibles. Valeria Limongi fait émerger ces traces par sa pratique plastique et photographique, qui devient alors un prisme de perception. Elle vient révéler ce qui se cache sous les couches de la réalité et s'installe dans l'entre-deux du présent et du perçu. Ce moment suspendu, à l'orée du rêve, à l'orée des bois, à l'orée de la nuit.

Écrit par Andrea Malapert.

@valeria.limongi

résidence

07.01.26 – 28.02.26

Résidence Nuovo Grand Tour,
à Clermont-Ferrand
en partenariat avec DGCC, Institut Français Italia, Institut Culturel Italien de Paris.