Né en 1984 à Bogotá, Colombie. Vit et travaille à Buenos Aires, Argentine.
D'origine colombienne et installé à Buenos Aires en Argentine, où il est le cofondateur de Residencia Coordenadas, le curateur Julián León Camargo porte un regard façonné par la migration et le déplacement, non seulement comme éléments de son histoire personnelle, mais aussi en tant qu'outils épistémologiques. Il explore les questions de mobilité (des corps, des images, des idées) comme génératrices de nouvelles formes d'appartenance et de reconfiguration des récits culturels dominants. Il est particulièrement attiré par les œuvres et les discours qui remettent en question les frontières institutionnelles, les identités figées et envisagent l'ambiguïté comme une ressource.
Julían León Camargo est accueilli à A·R dans le cadre de la résidence curatoriale nomade organisée par Arts en résidence - Réseau national et Red Quincho - réseau argentin des résidences, avec le soutien de la Fondation Williams. Cette résidence s’organise avec la malterie arts visuels, la Métive et thankyouforcoming.
Conçue pour développer le réseau professionnel du lauréat et nourrir ses recherches par la rencontre et l'échange avec les scènes artistiques locales, il s'agira aussi pour lui de porter un regard sur la structuration du réseau français des résidences et les pratiques professionnelles de ses membres, dans le but d'en rendre compte et de nourrir la réflexion des structures en Argentine.
Artistes en résidence ouvre ses portes et invite les visiteur·euses à venir rencontrer et accueillir Julían León Camargo, artiste et curateur Colombien résidant en Argentine. Reçu dans le cadre de la résidence curatoriale nomade coordonnée par Arts en Résidence - réseau national et Red Quincho - réseau argentin des résidences, il introduira son travail lors d'un temps de présentation et d'échange commençant à 19h. Cette résidence s’organise avec la malterie arts visuels, la Métive et thankyouforcoming, avec le soutien de la Fondation Williams.
Cet évènement sera également l'occasion pour Natalia Domínguez et Doris Hardeman de partager les recherches et résultats de leurs résidences respectives, résidence croisée avec Barcelone d'une part, résidence 100 jours de l'autre.
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Bien qu’ayant l’apparence d'œuvres finalisées, les projets présentés sont bien des étapes de recherches en cours. Doris Hardeman et Natalia Dominguez ont poursuivi leurs réflexions plastiques et conceptuelles en s'emparant de ressources locales afin d’expérimenter de nouvelles formes en devenir. Leurs recherches se sont enrichies de regards sur l’industrie et l’architecture locales, et leurs matériaux proviennent, entre autres, de casses automobiles locales, des mains ouvertes, du boncoin ou de prestataires industriels spécialisés. Cet ancrage local n'empêche pas leur considération de se porter sur des problématiques plus largement partagées telles que les dynamiques de pouvoir, l’extractivisme, les stratégies de protection et de contrôle des corps. Les installations qu’elles déploient dans l’espace d’A·R dégagent à la fois une grande sensibilité esthétique, un caractère enjoué mais aussi une certaine violence, adoucie par la sensualité des textures et des couleurs mises en jeu.
Le dialogue qu’elles engagent entre elles, avec le territoire et l’architecture, trouve une résonance dans la présentation de Julián León Camargo qui place la création artistique dans un contexte de mobilité, d’ouverture à l’altérité et de partage des affects. Pour lui, les résidences d'artistes permettent de stimuler les pratiques par la rencontre et les échanges, ainsi que par les frictions rencontrées hors de nos zones de confort.
Écrit par Isabelle Henrion.