Elolo Bosoka

Né en 1991, vit et travaille à Kumasi, Ghana.

Elolo Bosoka regarde le monde à travers des yeux de peintre. Sans nécessairement manier les pinceaux, il compose des tableaux en assemblant ce qu’il a à sa disposition - c’est-à-dire principalement des objets et matières glanés dans les rues qu’il arpente. Sacs plastiques, textiles usés, filets de pêche et canettes en tout genre s’associent en des objets picturaux qui font corps avec le réel, dont les drapés se posent en présence plutôt que de se cantonner au statut de représentation. Elolo Bosoka confronte sans cesse une esthétique picturale très maîtrisée à l’austérité supposée des objets employés, dont l’analyse plus fine révèle une facture plus élaborée : les boîtes métalliques rouillées de Collecting the city of Dakar (2020) sont en réalité des instruments de mesure bricolés, adaptés aux besoins spécifiques de la personne qui les a créés. Se déploie alors un récit des usages et de leurs possibles déplacements qui pointe les systèmes de valorisation qui divergent selon les cultures et communautés, et que Elolo Bosoka s’amuse à littéralement tisser ensemble.

résidence

01.04.24 – 24.07.24

Résidence 100 jours,
à Clermont-Ferrand

ouverture atelier

04.07.24, 18:00

Résidence 100 jours,
à Clermont-Ferrand

Sortie de résidence, jeudi 4 juillet, 18h00
à la Diode, 190 bd Gustave Flaubert à Clermont-Ferrand

Elolo Bosoka regarde le monde à travers des yeux de peintre. Sans nécessairement manier les pinceaux, il compose des tableaux en assemblant ce qu’il a à sa disposition - c’est-à-dire principalement des objets et matières glanés dans les rues qu’il arpente. Sacs plastiques, textiles usés, filets de pêche et canettes en tout genre s’associent en des objets picturaux qui font corps avec le réel, dont les drapés se posent en présence plutôt que de se cantonner au statut de représentation. Elolo Bosoka confronte sans cesse une esthétique picturale très maîtrisée à l’austérité supposée des objets employés, dont l’analyse plus fine révèle une facture plus élaborée : les boîtes métalliques rouillées de Collecting the city of Dakar (2020) sont en réalité des instruments de mesure bricolés, adaptés aux besoins spécifiques de la personne qui les a créés. Se déploie alors un récit des usages et de leurs possibles déplacements qui pointe les systèmes de valorisation qui divergent selon les cultures et communautés, et que Elolo Bosoka s’amuse à littéralement tisser ensemble.